Dis-moi comment tu manges… Je te dirai comment tu aimes
Dans cet article, nous abordons : savoir aimer, superficialité, vide affectif, appli de rencontre, fast love
On chercher l’amour, et on croit les trouver avec les promesses des marketing des Applis de Rencontres… plus facile, plus accessible, plus rapide ? On confond liberté avec fuite, multiplicité avec densité, disponibilité avec désir réel.
Dans l’océan des profils, des likes et des messages instantanés, la seule chose qu’on expose c’est une vitrine.
Et dans ce manège affectif, on tourne encore, encore… jusqu’à ne plus savoir ce qu’on cherche. Jusqu’à ne plus sentir ce qu’on donne.
1. Saturation affective, sous-nutrition émotionnelle
On veut vibrer, être touché(e), reconnu(e) dans ton authencité, ta profondeur, ta singularité.
Mais à force de swipes et de dialogues standardisés, on a désappris à sentir.
Chaque nouvelle conversation est un copié-collé de la précédente, et chaque interaction potentielle, une tentative de valider une image — pas de rencontrer une personne.
L’abondance nous alimente les algorythmes, mais ne nous nourrit pas.
Le trop-plein d’attention immédiate a créé un vide dans la durée.
Le cœur, lui, réclame autre chose : pas de l’accès, mais de la profondeur.
Et au fond, on le sais: on ressent cette forme d’anémie affective qui se cache derrière les échanges.
Cette fatigue d’avoir trop donné de “salut, ça va?” à tout ceux qui se connectent en meme temps.
2. L’illusion du lien immédiat
On cherche des signes, des indices. On veut tout comprendre, tout sentir en un regard, un mot, une vibration rapide. Or la Rencontre n’est pas une équation: C’est un mystère. Et le mystère ne s’ouvre qu’à ceux qui savent attendre, creuser, honorer la lenteur.
Le lien réel ne se consomme pas: Il se construit, il se mérite.
Il ne s’improvise pas en 24 heures, ni même en 3 rdv.
Il se révèle, dans les silences habités, dans les contradictions assumées, dans l’espace entre deux respirations où plus rien ne s’explique, mais tout se ressent.
Le problème, ce n’est pas la technologie: c’est l’empressement.
Ce besoin d’être saisi rapidement, compris d’emblée, adoré sans aspérités.
On veut être aimé dans notre entièreté, mais on se présente sous un reflet lissé pour un marketing de réseau. Et dans cette perfection filtrée, rien ne s’accroche, rien ne vibre, rien ne tient.
3. Cœur désentraîné, âme anesthésiée
On a appris à séduire: on sait amorcer les échanges, créer le lien, provoquer l’intérêt.
Mais on n’a pas appris à durer, à tenir, à entretenir…
Les applis nous permettent une facilité à initier… mais tout s’effondres à la première vraie tension.
Nos cœurs se sont habitués à la fuite, nos corps à l’évitement, nos âmes à l’absence d’incarnation.
On croit CHOISIR: en réalité, on joue, on scanne sans être vu, sans s’engager dans un lien qui ne s’efface pas au moindre doute.
Tu veux qu’on t’aime, profondément. Mais tu n’offres aucune prise.
Tu veux qu’on t’ouvre les bras, mais tu arrives armé de prudence et de stratégies.
Et pourtant, c’est simple: la Rencontre n’est pas une suite de choix rapides, c’est une disposition intérieure. Une présence incarnée, une lente reconnaissance.
Si ton cœur ne vibre plus, c’est peut-être parce qu’il n’a plus le temps de ressentir.
Conclusion
Fast Love, c’est l’amour instantané, emballé, livré en quelques messages.
Mais si ce qu’on veut, c’est une présence, un regard qui reste, une parole qui résonne, alors les applis ne seront qu’un leurre.
On peut continuer à consommer, à tenter, à tester, ou on peut ralentir et revenir à soi, pour apprendre à rencontrer vraiment.
Le lien vrai ne se déclenche pas, il se laisse approcher: Et si le vrai luxe, c’était la lenteur ?
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